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La course des 100 kms de la vallée du Semnon

 

Bien que cette course se soit soldée par un abandon, mon premier abandon d'ailleurs, au 45ème kilomètre, cela reste une superbe première expérience que je retenterai avec certitude.

Commençons par le commencement, et donc par la journée du samedi. Deux options étaient possibles: retirer le dossard le samedi dans un magasin ou juste avant le départ. Je voulais être tranquille donc j'ai opté pour le retrait le samedi: Première énorme erreur.

Quand tu as ton fils avec toi, 10 kgs sur les épaules, que ton sens de l'orientation n'est vraiment pas ta qualité première (ni même seconde…), que tu ne connais rien de l'endroit où tu vas, çà ne sent pas bon. On descend du car avec le fiston, je lance la recherche du magasin et premier constat: 22 minutes de marche. En soi, ce n'est rien, mais avec les sacs et le fiston grognon, dur dur. Toutefois, on ne se perd pas et je récupère mon dossard. Je demande aux personnes de m'indiquer où se trouve le village (et donc le lieu où je passe la nuit) et elles me disent, oh c'est juste à 5 minutes dans cette direction. Ahhh, gros soupir de soulagement. Je relance mon GPS piéton au bout desdites 5 minutes, et lui m'indique la direction opposée, et pas du tout 5 minutes. Le fiston se plaint, je m'énerve...la misère. On retourne donc au magasin et je réexplique que je suis à pied et qu'on ne comprend pas la direction. Aie, à pied, elles me confirment que c'est loin. Face à mon air désespéré, l'une d'elle me dit venez venez, je vous emmène. Quelle gentillesse, un immense merci.

Le premier périple accompli, nous arrivons devant la salle devant être ouverte depuis plus de 30 minutes. Il bruine, j'en ai marre et voilà que la salle est fermée… Tout cela mis bout à bout, j'aurai du comprendre que le destin me disait, ne prend pas le départ… Mais je n'ai rien écouté :D

La salle a enfin ouvert, le doudou a attendu un peu avec moi le temps que son papa finisse le travail et vienne le récupérer.

Echanges avec les premiers participants: Ca fait longtemps que tu fais des 100 bornes? Euh non, c'est mon premier demain. Ah bon???? Et bien tu n'as vraiment pas choisi le plus simple… OK, çà ne présage toujours rien de bon. Et je vois bien que tous ceux que je rencontre ont déjà plusieurs courses de ce type à leur palmarès.

Je vous passe la nuit chaotique… Réveil à 3h30.

A ce stade, tout le monde ignorait la météo prévue (merci la tempête pile sur le Week-end). Moralité, la matinée aura été moyenne côté température, beaucoup de vent et peu de pluie, juste un léger crachin. 

4h30, je sors avec mes 10 kgs sur le dos et attend mon suiveur que je ne vois pas. Le stress monte. La dame de la veille du magasin me voit avec mon sac et me le prend en me disant de ne pas m'inquiéter, qu'elle s'occupe de mettre mes affaires pour que je les récupère au retour (vraiment la gentillesse même, décidément). 

J'attends, je marche, je cherche et toujours toute seule. Le stress devient très conséquent. j'aperçois le seul visage avec qui j'ai déjà échangé sur instagram, un coucou, et toujours pas de suiveur et enfin le voilà: le soulagement et la tension qui redescend immédiatement :) 

On se cale sur le départ. Et là, voilà la musique entrainante: jean jacques Goldman, Puisque tu pars… premier fou-rire et non le dernier...

Allez go, 5h c'est parti, nous sommes 46 au départ dont 5 femmes. les gazelles foncent, moi non. J'essaie de régler ma frontale et je démonte malgré moi l'attache...nous sommes au premier kilomètre...çà m'apprendra, jamais qu'à m'entrainer en nocturne, meuhh non… Je lutte tant bien que mal pour refixer la bête et me retrouve dernière, place que je ne quitterai quasi plus jamais. 

5 minutes après, les cyclistes prennent le départ à leur tour et nous retrouve. Sur cette première partie, je découvre la course en nocturne. J'étais convaincue que j'allais détester, en plus sans musique dans les oreilles, et il n'en fut absolument rien, tout au contraire. J'ai juste adoré. Je suis régulière dans le rythme, reste tranquille, tout va bien. On se cale avec un autre duo et la voiture-balai juste derrière nous et tout roule. Côté climat, çà va, juste l'humidité qui fait que je suis trempée.

Au 15/20ème kilomètre, le coureur me dit qu'il n'ira pas au bout, reste d'une tendinite. Je ne dis rien, mais je commence déjà à avoir quelques petites douleurs musculaires, rien de violent, mais je me dis, aie, çà commence un peu tôt.

Un peu avant le 25ème, franchi en 3h environ, mon genou droit commence à être dans le dur. Je ne comprends guère car c'est une zone qui ne m'a jamais fait souffrir. Je ralentis, commence à marcher dans les côtes en espérant que çà passe. Mais s'agissant d'une articulation, je commence à réaliser que je ne pourrai pas faire passer le souci. 

Notre duo nous abandonne. Mon genou devient de plus en plus douloureux. A 30 kilomètres, je sais pertinemment que la course est finie. Mais je me dis non, je ne veux pas abandonner aussi vite, je veux au moins dépasser la distance marathon. Fort heureusement, j'ai un partenaire en or, et à aucun moment le sourire ne nous a quitté, jamais. 

Au ravitaillement du 35ème, on voit une personne qui attend pour être rapatrié, idem à celui du 40ème. Je sais que je n'ai pas démérité. On pousse à 45, j'aurai pu aller au-delà mais exclusivement en marchant ce qui perdait un peu de son intérêt je trouve. En effet, en courant, genou bloqué et détruit, en marchant, RAS.

Comme dit plus haut, le sens de l'orientation n'est pas mon fort. C'est la même chose pour mon suiveur. On était épaté de ne pas s'être trompé de chemin. Mais non, c'est arrivé, à un moment, on a eu droit à: Ben vous la faites à l'envers? Oups, on avait loupé un virage et on était à contre-sens :D :D Encore un bon fou-rire. Mais ce n'est pas fini.

Le rapatriement: (qui vaut son pesant d'or)

On monte dans la camionnette, le gars vient et dit, ben elle est où la dame? Ok M'sieur, je suis là, youhouhh :) On démarre, 2 secondes et bam, un choc. On avait foncé dans la poubelle du ravito. Là, on s'est regardé en riant et on a hésité à reprendre la course pour finir après réflexion. 

Un dos d'âne et hop, je vole à moitié :D :D Quel trajet de retour.

A l'arrivée, je croise une autre personne qui abandonné, problème de cheville au 55ème. Ils seront 37 à finir la course dans le délai imparti. 

Ce fut une très belle expérience que je ne regrette nullement. Juste cette déception d'un souci physique complètement inattendu, la cheville, le talon, j'aurai compris, le genou, là, pas vraiment en fait.

Dès que les courbatures disparaissent, je reprends l'entrainement, dans deux jours j'espère et vais voir si ce genou est toujours douloureux ou non. 

Verdict: 45 kms en 6h07!!! 

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À propos

Ludi_Fit&Run

Maman, salariée, runneuse expérimentale avec l'espoir de devenir une ultra-runneuse et une auteure à cette fin.
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