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Test sur le marathon vert 2018

Hier, 28 octobre 2018, c'était le marathon vert à Rennes.

Les douleurs au genou ont repris le Week-end précédent, par une température avoisinant les 3 degrés (idéale à mes yeux pourtant). Un médecin m'a conseillé de courir avec des semelles, j'ai testé en milieu de semaine et çà a bien été effectivement.

La veille de la course, au coucher, une mauvaise sensation: pas de douleur au genou mais je ressens comme une légère gêne, et ce toute la nuit comme avant le départ.

La navette part à 6h45, il fait 3 degrés. Il faut patienter sous la tente une long moment. Il fait froid. Comme dit plus haut, idéal pour la course, mais l'attente elle en revanche est rude. 

9h00: le départ sonne, c'est parti. Du froid, du vent, pas de douleur aux talons mais je pars méfiante car les pieds sont un peu engourdis le temps de chauffer un peu. 

Entre 2 et 3 kms, je réalise que la course va être difficile. Ce n'est pas la douleur en tant que telle mais la présence au niveau du genou. J'ai tendance à l'imager au regard d'un serpent. A ce moment, je sens le serpent qui est là, au niveau du genou, qui resserre son étau mais sans mordre encore. Au fil des kms qui défilent, il resserre un peu plus, mordille parfois, plus ou moins fort. Cela reste supportable avec des moments de pause, sans gènes, ni petites douleurs. Toutefois, arrivée vers le 17ème, la morsure commence, longue et inarrêtable. Les crocs s'enfoncent doucement, sournoisement et le venin commence à faire son œuvre. 

Arrêt au 19ème et marche pour faire passer la douleur. Cela fonctionne. Quelques centaines de mètres plus tard, nouvelle tentative de course histoire d'atteindre le semi en sachant que la course s'arrêtera là (marcher en sueur par 5 degrés pendant 21 kms, sans façon :D). Mais à nouveau le besoin de stopper se fait sentir, et là, la douleur éclate pleinement comme si le serpent mordait à nouveau et libérait tout le venin en lui. Marcher a été un supplice. J'ai atteint péniblement le semi, suis montée dans le car et enfin un peu de repos. Mais dès que je bougeais la jambe d'un centimètre, la douleur revenait.

A la descente du car, la douleur a atteint son paroxysme. J'ai rejoint les vestiaires pour récupérer ma veste: 5 minutes de trajet réalisés en 10 minutes. Plusieurs personnes m'ont interpellée: Madame, vous ne voulez pas un peu d'aide pour marcher? Madame, j'ai du doliprane sur moi, prenez-en. Mon égo m'a conduit à remercier toutes les personnes et surtout à décliner l'aide proposée. Très difficile, tu es envahie par la souffrance mais tu luttes contre et accepter de l'aide revient à la laisser à gagner d'une certaine manière. 

Le retour a été compliqué et même la personne des vestiaires ne m'a pas laissé enlever ma puce à la basket et l'a fait pour moi. 

Le jour d'après: RDV chez le kiné. Les douleurs se sont estompées, juste une petite demeure. Je sors, et à peine dehors, la douleur revient en force. Quand je regarde à chaque fois que çà s'est déclenché vite, je suis obligée de voir le vecteur commun : le froid (celui que j'aime tant pour courir). Arrivée chez le kiné, j'ai posé cette question dont je commence fortement à avoir l'impression connaître déjà la réponse, à savoir si le froid accentue le problème. La réponse est effectivement positive :( Grosse claque ce matin du coup, grosse claque...

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À propos

Ludi_Fit&Run

Maman, salariée, runneuse expérimentale avec l'espoir de devenir une ultra-runneuse et une auteure à cette fin.
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